Avant même d’avoir reçu et essayé la Roadaround, ce « nouveau » modèle m’a immédiatement fait penser à la Vybrid, un modèle fabriqué autour de 2014 – 2015.
La semelle et l’amorti sont très proches, voire les mêmes. Je n’ai plus de Vybrid mais s’il y a une différence, elle est minime.
Par contre, le chaussant et le tissu sont différents.

Indice minimaliste
La roadaround a un indice minimaliste de 80.
Poids : 190 grammes (note 3 sur 5)
Épaisseur au talon : 12,3 mm (note 4 sur 5)
Drop : entre 0 et 1 mm (note 4 sur 5). Selon où est faite la mesure les valeurs changent légèrement. Je suis donc parti sur le pire : un drop d’un millimètre.
Technologie : 1 (note 4 sur 5). Renfort au niveau de la voute plantaire.
Flexibilité longitudinale : maximale (note 2,5 sur 2,5)
Flexibilité torsionnelle : maximale (note 2,5 sur 2,5)
Cette note de 80 sur 100 est un peu sévère (à cause du critère sur le drop).
Le chaussant de la Roadaround
Le chaussant est un différent de d’habitude car il semble être fermé. Il n’y a qu’un côté ouvert, à la place de 2 pour une languette standard. Je pense que pour des pieds fins cela pourrait créer un pli.

Selon les mesures que j’ai prises, le 42 était à ma limite pour mon pied le plus fort. Très agréable pour mon pied gauche qui est un peu plus court, hélas j’avais une petite gène au niveau du gros orteil pied droit.
Bref, je suis passé sur du 43, me donnant pas mal de marge, mais aucune gêne et donc plus confortable. Malgré 1 cm de marge pour mon pied le moins fort, cela ne pose pas de problème car aucun orteil ne sort de son emplacement. Cela me facilite même la vie pour les enlever et les mettre sans avoir à faire les lacets à chaque fois.

L’amorti
Selon Vibram, la semelle est composée de 3 couches :
– la semelle intérieure de 2 mm ;
– la semelle intermédiaire de 6 mm, c’est elle qui est amortissante ;
– et la semelle extérieure de 4mm.
Ayant mesuré 12,3 mm d’épaisseur totale au talon et au niveau des métatarses (à + ou – 1 mm), ainsi que vérifier les 4 mm pour la semelle extérieur, les données de Vibram semblent être exactes.
Je vais ajouter quelques précisions. Pour être exact la semelle n’a pas une épaisseur uniforme. Elle est plus fine sous l’arche, ainsi que sous les orteils. Heureusement sinon la flexibilité ne serait pas aussi bonne ! À ces 2 endroits, il n’y a pas de semelle intermédiaire. C’est surement pour cela, qu’il y un renfort au niveau de la voute plantaire : afin qu’elle ne s’affaisse pas.
Au début cela peut même être un peu étrange car les orteils sont un peu surélevés par rapport aux métatarses. En position assis, les orteils ne touchent pas le sol. Dès qu’on est debout avec notre poids ce n’est plus le cas, mais cela peut faire un peu bizarre au départ, puis se fait oublier.
Pour tout dire alors que j’écris ces lignes, j’ai dû vérifier visuellement car je ne m’en rends même plus compte.

Pour finir, l’amorti n’est pas « mou ». En comparaison, la semelle en gel de la V-Trek se déforme plus facilement (elle est plus tendre). N’ayant plus de chaussure traditionnelle, j’ai du mal à évaluer l’amorti, mais je pense qu’il est dans la moyenne en termes de dureté.
Comparaison des Roadaround avec les autres modèles proposant un peu d’amorti
Actuellement, il y a 3 modèles avec de l’amorti : la V-Trek qui en a un peu, la Komodo EVO qui va disparaitre et la Roadaround.
Quand je sais que je vais beaucoup marcher sur le bitume ou même sur de la terre très dure, je préfère les Roadaround à mes V-Alpha. J’apprécie d’avoir un peu d’amorti. D’ailleurs avant elles, je mettais mes V-Trek.
Comparée aux V-Trek, c’est un peu plus nuancé. Il y a clairement plus d’amorti sur les Roadaround, mais l’adhérence est un peu en dessous. Cependant, sur bitume la différence d’adhérence ne se sent pas. Et très franchement la V-Trek convient aussi pour un usage quotidien, et inversement la Roadaround convient pour la marche et la randonnée.
Néanmoins, la semelle extérieure de la Roadaround est plus dure que celle de la V-Trek, donc elle s’usera moins vite sur les terrains bitumeux.
Donc si vous ne collectionnez pas les FiveFingers, pour un usage quotidien et ballade l’un ou l’autre est une bonne option. Les différences qui permettent de faire votre choix se portent sur 4 critères :
– le choix de l’amorti : un petit amorti (V-Trek) ou un plus important (Roadaround) ;
– le chaussant, l’un monte au niveau de la cheville (V-Trek), l’autre est plus bas (Roadaround) ;
– le chaussant plus fermé sans languette (Roadaround), ou plus ouvert avec une languette (V-Trek) ;
– La roadaround a une petite partie coquée au niveau de l’arche, ce qui la rend moins adaptée aux pieds plats.
– pour un usage plutôt ville (asphalte) la semelle extérieure de la roadaround est plus durable.
Je n’ai pas abordé la comparaison avec la Komodo EVO car ce modèle va (à nouveau) disparaitre. Mais en résumé elle est comparable à la Roadaround. L’amorti est très proche, peut-être légèrement plus tendre. Le tissu est différent dans sa composition, mais il est aussi plutôt aéré. La Komodo EVO a une languette.
Conclusion
Cela fait 3 semaines que je teste les Roadaround, je les mets donc quotidiennement au travail, à la maison, pour le jardin (tondre, petit potager, bref du petit entretien extérieur), en ville et en ballade sur chemins variés.
Elles s’en sortent très bien !
Je trouve que ce modèle est aussi très intéressant pour ceux qui ne cherchent pas forcement des chaussures minimalistes, mais qui ont un problème de déformation (Hallux Valgus, orteils en marteau, etc…), ou encore qui souhaitent retrouver de la flexibilité au niveau des orteils, car les Fivefingers sont efficaces contre ces problématiques.
Les plus :
+ Un peu d’amorti
+ Polyvalente
+ Flexible
+ Confortable
+ Adapté à la ville et les terrains très durs
Les moins :
– Lacets standards (même si comme je l’ai montré il est possible de les enfiler si on a un peu de marge)
– Moins tactile
– Pour les pieds fins : le chaussant sans languette

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