Cela ne fait que quelques jours que j’ai reçu les Vibram Fivefingers Spidrwalk, mais voici déjà un aperçu avec mes premières observations et sensations.
Pour rappel, cette chaussure barefoot à 5 doigts Vibram Fivefingers est un nouveau modèle 2026 venant remplacer la V-Alpha et la V-Aqua.
Spidrwalk : entre V-Alpha et V-Aqua
La V-Alpha était un modèle polyvalent sensitif plutôt pour l’extérieur. Et terme de sensations, de flexibilité et d’épaisseur de semelle, la V-Alpha se plaçait entre la KSO EVO et la V-Trek.
La V-Aqua était quant à elle une V-Alpha adaptée à un usage aquatique. Elle se distinguait par un tissu séchant plus rapidement que celui de la V-Alpha, des scratch à la place de lacets rapides, une semelle évacuant l’eau et des patches en silicone pour éviter que le pied glisse même mouillé.
La Spidrwalk embarque exactement la même semelle extérieure que la V-Aqua, c’est-à-dire la semelle de la V-Alpha perforée. Le tissu en polyester est plus épais que les deux anciens modèles mais sèche rapidement. Le système de fermeture est un nouveau système de lacets rapides.
L’indice minimaliste
Je commence par une remarque : en pesant les Spidrwalk j’ai pu noter une différence significative entre le poids annoncé (130 grammes en 43) et la balance (142 grammes en 42).
Poids : 142 grammes (note 4 sur 5)
Épaisseur au talon : 6,3 mm (note 5 sur 5)
Drop : 0 mm (note 5 sur 5)
Technologie : 0 (note 5 sur 5).
Flexibilité longitudinale : maximale (note 2,5 sur 2,5)
Flexibilité torsionnelle : maximale (note 2,5 sur 2,5)
Ce qui nous donne un indice minimaliste de 96 (le même que les 2 modèles qu’elle remplace).
Principales différences sur le papier
| Spidrwalk | V-Alpha | V-Aqua | |
| Poids (en 42) | 142 gr | 143 gr | 135 gr |
| Indice minimaliste | 96 | 96 | 96 |
| Tissu | Polyester | 50% Wool / 50% Polyester | Polyester |
| Serrage | Lacets rapides1 | Lacets rapides | 2 Scratchs |
| Semelle extérieure | Vibram Megagrip de 3,7 mm perforé | Vibram Megagrip de 3,7 mm (non perforé) | Vibram Megagrip de 3,7 mm perforé |
| Autres | languette | Patchs en silicone | |
| Prix public conseillé | 150 € | 140 € | 130 € |
1 : Les lacets actionnent une sangle qui passe derrière le talon
Mes observations et sensations
Plus grandes
Les Spidrwalk taillent plus grands que les V-Alpha. Alors qu’un 42 en V-Alpha n’est pas assez long pour moi, un 42 en Spidrwalk est la bonne taille avec même un peu de marge.

Spidrwalk en bleu à gauche, V-Alpha en kaki-orange à droite
Tissu plus épais
Il y a plusieurs styles de tissu. A savoir que ce n’est que du synthétique permettant à ce modèle de sécher plus rapidement que la V-Alpha, mais moins vite que la V-Aqua.
Il y a une partie de la chaussure, au niveau du coup de pied, avec un tissu quasiment équivalent à celui de la V-Aqua.
Au dessus des métatarses et des orteils, le tissu est plus épais et plus « ouvert » avec un maillage moins dense.

Enfin l’intérieur de la chaussure, au niveau du tiers arrière au niveau du talon, est doublé avec un tissu plein et doux. (voir la photo montrant la perforation de la semelle dans la partie « La semelle extérieure » un peu plus bas).
Les lacets rapides
Un nouveau système de lacets rapides équipe ces Spidrwalk. Les lacets sont fins avec moins de 2 mm de diamètre. Le bitoniau en plastique est plus complexe que celui des V-Alpha mais particulièrement efficace. En effet, on peut mieux serrer ces lacets, surtout comparé à la V-Alpha. Le passage de ces derniers dans des sangles, dont une passant derrière le talon, est particulièrement intéressant et performant.

On trouve également un petite poche sur le coup de pied, au niveau de la languette s’il y en avait une, pour ranger la longueur de lacets superflu. Personnellement pour un usage hors eau, je trouve que les ranger est « long ». Je mets plus de temps à ranger les lacets qu’à enfiler ces VFF… Comme je ne serre pas particulièrement mes chaussures au quotidien, je ne les serre / desserre pas à chaque fois et laisse le surplus de lacet rangé.
Pour un usage aquatique, c’est un gros plus de ne pas avoir une boucle de lacets qui se balade.
Par contre, je trouve que le chaussant sur le coup de pied ne remonte pas assez haut, ou que les sangles passant à l’arrière ne sont pas assez longues, ce qui place le passage des lacets à ras du chaussant. Cela est favorisé par le fait que je ne serre pas mes lacets.
Une photo valant 10 phrases :

On voit sur le pied gauche (à droite) que le lacet est à la limite du chaussant, voire sur la chaussette
La semelle extérieure
Absolument aucune surprise de ce coté, c’est exactement la même que la V-Aqua.
Comparé à la V-Alpha, la Spidrwalk a une semelle perforée pour évacuer l’eau. Je trouve que cela est intéressant même pour un usage hors eau car cela crée un peu d’aération sous le pied !

Les points blancs sont les trous laissant passer la lumière
La protection des 6 mm de semelle (extérieure + intérieure) est suffisante pour la plus grande majorité des terrains et permet de garder une flexibilité extraordinaire ainsi que des sensations tactiles vraiment intéressantes et prononcées.

Mon avis
Cela ne fait que 3 jours que je teste ce nouveau modèle, mais il remplace sans aucun problème mes V-Alpha !
L’enfilage se passe sans problème malgré un chaussant sans languette.
Je trouve la petite poche à lacets des Spidrwalk moins rapide à utiliser comparé au petit scratch au bout des lacets des V-Alpha. La position des lacets pourraient être plus basse sur le coup de pied.
Sinon elles sont très agréables à porter et très sensitive. On sent sans problème sur quoi l’on marche et les différences de niveau.
Pour un usage quotidien, je trouve que les perforations font circuler un peu d’air sous le pied ce qui est bien pour les beaux jours. Le désavantage est d’être sûr d’avoir les pieds mouillés si le sol l’est aussi, mais de toute façon c’était déjà le cas au niveau des orteils…
Je ne les ai pas testées dans l’eau mais je n’ai aucun doute qu’elles seront aussi bien que les V-Aqua. À noter que les Spidrwalk n’ont pas de patches en silicone contrairement aux V-Aqua. Mais franchement, le système de serrage est suffisant pour bien caller le pied.
Au final, je trouve très bien que Vibram ait regroupé ces 2 modèles en un seul.

Tableau comparatifs entre les Vibram Fivefingers KSO EVO, Spidrwalk et Trailope.
| KSO EVO | Spidrwalk | Trailope | |
| Indice minimaliste | 98 | 96 | 94 |
| Poids (en 42) | 132 gr | 142 gr | 174 gr |
| Épaisseur semelle | 5 mm | 6,3 mm | 7,7 mm |
| Drop | 0 mm | 0 mm | 0 mm |
| Technologies de stabilité et de contrôle du mouvement | 0 | 0 | 0 |
| Serrage | Lacets rapides | Nouveaux lacets rapides | Lacets rapides |
| Semelle intérieure | 2 mm EVA | 2 mm EVA | 2 mm EVA |
| Semelle intermédiaire | – | – | 2 mm 3D Cocon |
| Semelle extérieure | 3 mm Vibram XS Trek | 3,7 mm Vibram Megagrip perforé | 3,7 mm Vibram Megagrip |
| flexibilité longitudinale | Maximale +++ | Maximale ++ | maximale |
| flexibilité torsionnelle | Maximale +++ | Maximale ++ | maximale |
| Prix public conseillé | 130 € | 150 € | 170 € |
Les flexibilités : selon le calcul de l’indice minimaliste de la clinique du coureur, les 3 modèles comparés obtiennent la note maximale de 2,5 sur 2,5 sur les deux types de flexibilité. Cependant avec plus de finesse, il y a tout de même une différence que j’ai représentée par des « + » pour départager les flexibilités, les « + » indiquant une souplesse supérieure.
Conclusion
Dans une gamme qui se resserre avec notamment la disparition des V-Trek, les Spidrwalk se positionnent plus que jamais comme LE modèle le plus polyvalent : un peu plus épais que les KSO EVO, tout en étant bien plus flexible que les Trailope.
Les Spidrwalk sont dignes de succéder aux V-Alpha et V-Aqua.
Les sensations procurées par la semelle n’ont pas changé et restent très tactiles et précises.
Les plus :
+ Polyvalente
+ Très flexible
+ Sensations tactiles
+ Confortable
+ Serrage plus performant
+ Pour un usage aquatique : la poche à lacets
Les moins :
– Position des lacets
– Pour un usage quotidien : la poche à lacets

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